<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756</id><updated>2011-07-08T16:03:54.124+02:00</updated><category term='Psychiatrie'/><category term='Famille'/><category term='Traditions'/><category term='Télévision'/><category term='Solitude'/><category term='Destin'/><category term='Temps'/><category term='Précarité'/><category term='Fait de société'/><category term='Diktat'/><title type='text'>Témoin d'une époque</title><subtitle type='html'>On vit vraiment une époque formidable.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>11</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-8894705343864673786</id><published>2010-02-11T22:16:00.004+01:00</published><updated>2010-02-11T22:34:38.698+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Télévision'/><title type='text'>Quand la télévision s'occupe des cas sociaux.</title><content type='html'>Coach perso, coach sportif, coach relooking... Souvenez-vous, il y a une petite dizaine d'années, la mode des coachs de tous genres envahissait nos petits écrans.  A la télévision, on exploita rapidement ce nouveau concept et on l'adapta précisément au grand public, c'est à dire aux téléspectateurs. Désormais, puisque les gens n'arrivaient plus par eux-mêmes à faire des choses jusque-là élémentaires, quasiment devenues naturelles puisque intergenerationnelles, culturellement obligatoires et considérées presque comme ancestrales – cuisiner, s'habiller, aller à un rendez-vous amoureux ou professionnel, nettoyer sa maison, élever ses enfants - la télé allait s'en charger pour eux, en exploitant à mort le filon du coaching.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre société en déclin, la télévision sauta sur l'occasion de la perte presque totale de nos repères, reflet d'une époque en mouroir. La perte des repères affectant en particulier - et comme toujours - les classes défavorisées et dévalorisées, on commença par s'intéresser de plus près aux gens de seconde zone. Ceux qui jusqu'ici n'étaient pas acceptables ni montrables à la télé – et en particulier sur les plus grosses chaînes, comme la reine de l'élitisme hypocratique TF1 - allaient désormais servir de miroir reflet, et pire, d'objet de soulagement et de decompression à ceux qui seraient tranquillement installés devant leur poste de télévision. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision venait de comprendre que l'audience ne marchait plus par le luxe, l'inatteignable et le Beau: les gens n'y croyaient plus. La crise économique était telle qu'ils perdaient leur sens du rêve, de l'innocence et de l'illusion. Ils voulaient maintenant qu'on leur parle en face, qu'on leur montre leurs semblables – et si possible, des semblables inférieurs à eux, qui puissent les rassurer enfin sur leur propre existence et sur leur propre crise de vie - Un message subliminal: "Regardez, il y a pire que vous".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On filma des gens de seconde zone, comme c'était entendu. Ce fut un énorme succès. Ce fut en tout premier lieu sous forme de confessions – Confessions intimes en est le meilleur précurseur, un « Strip tease » version grand public  – puis s'ensuivirent reportages, d'abord courts; puis plus longs, jusqu'à y consacrer des émissions thématiques où les gens eux-mêmes allaient sur les plateaux, apportant leur témoignage à la clé avec gros zoom sur leur visage disgracieux – parfois avec perruques et lunettes noires, quand on allait trop loin dans les sujets « osés ». C'est mon choix eut gracieusement ses années de gloire en faisant s'exprimer les françaises et les français « d'en bas » sur des sujets aussi polémiques  qu'inintéressants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cas sociaux devenaient donc une vraie valeur ajoutée dans le monde de la télévision. Il fallait exploiter à fond ce système garant de succès et d'audimat. Critiquable, mais toujours regardable, les gens devant leur poste ne s'en lassaient pas. On réunissait tous les éléments-clés d'une bonne audience: de l'émotion alliée à du ridicule dans les comportements humains. De l'ingrat, de l'insolite et de la vie quotidienne inutile. Il n'en fallait pas plus pour que le public adhère: lui montrer d'autres français pires que lui, qui le fassent rire, le divertissent et l'émeuvent par leur bêtise et leur infériorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que le coaching pris place, petit à petit, en surfant sur la grosse  tendance outre-atlantique. La vie des cas sociaux s'étalait devant nous. Et par habitude, on s'habitua à rire toujours des mêmes caractéristiques: leur intérieur était toujours décoré de façon immonde, sans goût, parfois extrêmement sale; leur look était ignoble et souvent obsolète; leur façon de s'exprimer et leurs relations chaotiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait donc sauter sur l'occasion: Réussir l'impensable. Les transformer! On leur montra que tout était possible pour eux. Une seconde chance dans leur triste vie en quelque sorte. On leur apprit à s'habiller chic et pas cher et à avoir du goût; on redécora leur appartement; on leur donna des cours de séduction puis d'entretien pour le travail. Encore, on leur apprit à faire la cuisine, à nettoyer correctement leur maison (en montrant les pires exemples d'habitats insalubres et dégoûtants), à éduquer leurs enfants et à gérer leurs adolescents en crise. Mieux, on touchait même au domaine sacré de la médecine: Les gens atteints de bégaiements ou du syndrôme de la Tourette – à la fois à mourir de rire et émouvants, réunissant donc tous les éléments pour faire de l'audience – revivaient à la fin du reportage, grâce à des soignants qui les aidaient en direct pendant quelques minutes. On touchait au domaine de la guérison presque surnaturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pouvait tout leur apprendre. Cette idée de transformation avec l'optique d'un bonheur futur marchait à merveille. Par la télévision, la thérapie opérait. Elle devenait à la fois le pygmalion, le psychothérapeute et l'élément de propulsion. Le public en voulait toujours plus et les cas sociaux affluaient aux castings de la chance de ces émissions. C'était la porte ouverte à un nouveau bonheur, à une nouvelle vie; la télévision remplissait désormais un nouveau rôle, qu'elle assurait également parallèlement dans un autre type d'audience (qui marchait également à merveille) source de bonheur par procuration: la Real-TV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le marché télévisuel des cas sociaux est loin de s'être stoppé. Il représente toujours une source inépuisable dans le paysage audiovisuel français. Les penchants et les travers de cette partie de la population sont toujours décortiqués avec un faux sérieux et un pseudo-ton journalistique un peu ironique, rajoutant dans le pathétique et par conséquent le comique. Les sujets traités viennent par vagues et s'accordent à l'actualité des sujets de société; après la tendance des TOCS, nous avons donc eu droit au syndrôme de la Tourette ou à la boulimie ou l'anorexie; puis la narcolepsie ou l'agoraphobie. Les troubles psychologiques semblent être très appréciés, de même que les fixations, obsessions et troubles du comportement, tels les fans extrêmes de Johnny Hallyday, les fanas de tuning ou les jaloux maladifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble que tant que la France compte de cas sociaux, la télévision surfera sur leur exploitation – et Dieu sait que le cas social est français. &lt;br /&gt;Ne souriez pas trop; on est toujours le cas social de quelqu'un d'autre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-8894705343864673786?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/8894705343864673786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=8894705343864673786&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/8894705343864673786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/8894705343864673786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/02/cas-sociaux-la-television.html' title='Quand la télévision s&apos;occupe des cas sociaux.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-1248600144701351287</id><published>2010-02-05T12:06:00.002+01:00</published><updated>2010-02-11T22:28:24.576+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Destin'/><title type='text'>La course à la vie.</title><content type='html'>Dans cette course à la vie, il s'agit d'être le plus beau, le plus performant, le plus célèbre et le plus aimé. Toutes nos pauvres vies reposent sur ce seul principe. Tout dépendra de la façon et du lieu où nous sommes nés; le point de départ, à savoir la naissance, ancre à jamais son empreinte sur nos vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dépendrons ainsi toute notre vie du poids qu'ont eu nos parents et notre famille sur ce que nous étions enfant. Quiconque manquera d'un élément capital pour sa réussite future sera amputé d'un élément-clé pour sa réussite: argent, amour, reconnaissance, culture, confort. Si les conditions étaient manquantes dès notre naissance, il sera difficile de les acquérir une fois adulte. Le chemin sera long, parcouru d'embûches et beaucoup abandonnerons, se sentant embourbés par leur propre destinée. Parfois, le hasard, et mieux encore, la chance sauront vous accorder du répit; mais ils sont rares et il ne faudra jamais les laisser passer. Ne les voyant pas au premier abord, cachés par l'embué, il faudra souvent les regarder s'éloigner sans jamais avoir pu les approcher, avec le regret planté dans le cœur comme un poignard aiguisé et poisonneux – alors que tant d'autres auront su l'attraper, au moment où il le fallait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi nos vies se résumeront à se regarder vivre, à observer avec l'œil acerbe le destin tendre qui sait donner sa petite main à la personne assise à côté de soi. Bouffés par l'envie et la jalousie – les pires maux pour l'homme – nous crèverons dans l'indifférence générale ou l'amour de quelques rares personnes qui auront su vous accorder un peu de leur temps et de leur valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La naissance est une petite mort: il faut ressusciter de sa propre vie originelle, de son milieu, de ses origines, de son entourage et de son humanité - une sorte de grand saut suicidaire dans la vie et ses déboires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, bouffés par la peur du mourir et par la peur du non-amour et de l'absence de reconnaissance, nous essayerons, tant bien que mal, de construire des châteaux de cartes à base d'enfants à naître, de mariage et de rencontres un tant soit peu durables. Pour essayer de contrer la condamnation qui pèse sur nos épaules, il faudra recréer le lien éternel qui nous manque avec nous-même dans nos relations avec les autres. Essayer de s'ancrer définitivement sur terre, dans la tête des gens et dans leur estime, afin de ne pas mourir tout à fait –  du moins, de continuer à vivre sans mourir chaque jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi va la course à l'amour, à la popularité, à la reconnaissance, à l'amitié; Une course où certains vont plus vite que d'autres. Une course où les derniers seront laissés pour compte, morts avant la mort elle-même. La place donnée à chacun pour l'amour et pour l'amitié est rare; il faudra sélectionner, estimer que l'autre mérite cet intérêt et ce don total de soi. Les personnes nous ressemblant, afin de nous retrouver en elles et de ne surtout pas voir en face nos propres défauts, seront les candidates idéales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas de retrouver en l'autre ce qui est insupportable pour soi; dans la plupart des cas, nous l'avons de toute façon occulté, pour notre plus grand bonheur. Et ceux qui nous irritent, qui ne méritent pas notre attention, que l'on trouve détestables, sont tout à la fois ce qu'il y a de pire en nous, et ce qui représente nos pires faiblesses, incapables à imaginer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi va la course à la vie; profit et trop-plein d'amour sont donnés en excès la plupart du temps aux chanceux sans rapport aucun avec leur qualités, leur bonté ou leur personnalité; Leur naissance, la chance et les opportunités ont fait le beau rôle; Les autres, eux, se bataillent contre des portes fermées, dans une lutte épuisante et permanente, afin d'être enfin regardés; et puis certains crèvent dans le silence, l'indifférence du monde, des autres et de leur propre vie qui ne valait rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-1248600144701351287?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/1248600144701351287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=1248600144701351287&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/1248600144701351287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/1248600144701351287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/02/la-course-la-vie_05.html' title='La course à la vie.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-2237667533596881636</id><published>2010-01-25T18:21:00.007+01:00</published><updated>2010-02-11T22:40:07.502+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fait de société'/><title type='text'>De l'utilité de porter la burqa.</title><content type='html'>On ne parle jamais des avantages de porter une burqa*. Vous connaissez les inconvénients, bien evidemment: Perte de l'identité propre à chaque individu, non-reconnaissance de la personne, abaissement et rabaissement&amp;nbsp; de la femme et de sa place dans la société, renforcement du communautarisme (mot préféré des journalistes, politiques et animateurs télé depuis quelques mois, avec &lt;i&gt;obscurantisme&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;stigmatiser&lt;/i&gt;, pensez à ces trois mots, ils seront forcément repris dans tout débat désormais et je vous conseille de les utiliser aussi pour votre propre image de marque).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons ensemble les avantages que peut apporter une burqa dans votre vie quotidienne. Je vous convaincrai peut-être de son utilité et du changement positif qu'elle pourra apporter dans votre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à la burqa, vous allez tout d'abord faire des économies et surtout en gagner davantage. Il devient vraiment difficile à notre époque de voler dans les supermarchés: caméras miniatures intégrées au plafond dans des tubes métalliques qui sillonnent les grandes-surfaces (voir Zone interdite n° 286), vigiles omniprésents repérant les gens qu'ils vont suivre en faisant semblant d'acheter quelque lessive ou serviette hygiénique - D'ailleurs si vous correspondez à la proie type, c'est mal barré pour vous:&amp;nbsp; teint basané, yeux noirs et air méchant? Alors il y a fort à parier que sitôt les portes automatiques ouvertes, dès le premier pied mis sur le sol du magasin, on vous ait repéré depuis la salle de surveillance et que quatre hommes soient déjà opérationnels, salive pointant joyeusement aux lèvres, prêts à vous prendre la main dans le sac. Grâce à la burqa, finies les heures à attendre les poulets dans un local pourri avec machine à café et petits fours pour les caissières. Finies les embrouilles avec un directeur qui vous demandera pour la troisième fois de ne plus foutre les pieds dans son magasin. La burqa va vous protéger de toute suspicion malotrue. Et elle va vous aider. Elle va augmenter la rapidité de votre vol, sa rentabilité et son efficacité. Finies les poches trop étroites, les paniers à double fond, les chemises entrouvertes d'où un coin de DVD dépasse et vous trahit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la burqa, vous aurez la possibilité de mettre quelques paquets de gâteaux et autres joyeusetés en deux temps trois mouvements sans vous faire repérer. Je vous conseille d'intégrer à l'intérieur de votre burqa quelques compartiments classés par catégories de produits (à gauche, légumes, plus au milieu lait et œufs et à droite objets de plus grande importance comme grille-pain ou téléphone sans fil).&lt;br /&gt;N'ayez crainte: sous votre burqa, personne n'ira voir. Et personne ne viendra vous suspecter de quoi que ce soit. De crainte de voir ce qui se cache sous le grand méchant loup, à savoir, votre long voile noir effrayant et fantomatique, aucun être humain n'ira se risquer à vous poser des questions indiscrètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre avantage de la burqa, c'est evidemment l'anonymat. Sous votre burqa, personne ne peut vraiment vous reconnaître; surtout entre plusieurs autres burqas. Terminées donc les longues embrassades avec Madeleine ou avec Tatie Mimie qui nous avait pas vue depuis votre plus jeune âge, à l'époque où vous et vos parents vous habitiez près de chez elle et que vous aviez cassé un carreau à l'aide d'une carabine volée de chez son mari de chasseur. Terminés les croisement inopportuns que l'on voulait éviter, personnes vous ayant avancé en période de galère quelques 1800 euros et que vous aviez promis de rembourser - en vous pensant &lt;i&gt;Il peut toujours rêver c'lui-là haha"&lt;/i&gt; terminés les slogans "Il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas", les monsieurs désagréables à képis et moustaches épaisses vous demandant vos papiers et les papiers du véhicule. Avec la burqa, vous n'êtes plus personne. Vous êtes tout et personne à la fois. Vous êtes l'univers. Vous vous confondez avec l'univers (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que d'avantages à porter la burqa. Vous voyez, je commence à vous convaincre, petit à petit, en douceur. Il faut aussi parler d'un autre élément très important grâce à la burqa et qui va vraiment changer votre vie: Le gain de temps. Parce que du temps, dans notre vie, on en perd irrémédiablement. Et parce que le temps, il faut le gagner. Nous sommes tous à la fois victimes et avides de temps. Et la burqa va vous faire gagner un temps infini. Pourquoi? Parce que la burqa s'auto-régénère elle-même. Tous ces gestes de la vie quotidienne qui nous font perdre un temps fou: se laver, se changer, se brosser les cheveux, s'habiller, laver ses habits, les mettre à sécher, se brosser les dents, se maquiller... avec la Burqa, tous ces gestes n'existeront plus. C'est incroyable, vous allez voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La burqa peut tout faire: Elle s'auto-entretient. Plus besoin donc de se changer et de porter de nouveaux vêtements. Au contact de l'air, le tissu - élaboré en secret par les laboratoires japonais à l'époque de Pearl Harbor - fabrique ses propres défenses (donc inattaquable, introuable et insalissable) et se régénère automatiquement en même temps. Une sorte de peau humaine élaborée chimiquement. Plus besoin non plus de sous-vêtements: vous allez retrouver le contact pur et originel d'avec la nature, la sensation de liberté infinie que procure la nudité, l'incroyable sentiment d'être soi. Mais ce n'est pas tout. La Burqa possède des vertus presque sur-dimensionnelles: elle dégage autour d'elle, et donc sur vous, ses capacités d'auto-régénération et d'auto-higyienierie (nouvelle spécialité créée autour de la burqa en 1997). Vous n'avez donc plus besoin de vous laver, de vous maquiller, de vous peigner. Votre corps reste propre en permanence. Un doux parfum de jasmin se dégage de votre burqa: sentez-le sur votre peau. Vous êtes propre, heureux, libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, un avantage indéniable: Vous n'avez pas forcément besoin d'être une femme pour porter la burqa. Bien des hommes s'y essaient et ne peuvent plus s'en passer. Alors n'hésitez plus. De toute façon, personne n'osera lever le voile sur la Burqa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*La burqa se prononce "Labeurqa©", copyright Marina Le Pen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-2237667533596881636?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/2237667533596881636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=2237667533596881636&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/2237667533596881636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/2237667533596881636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/de-lutilite-de-porter-la-burqa.html' title='De l&apos;utilité de porter la burqa.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-6263501056867713220</id><published>2010-01-18T00:12:00.003+01:00</published><updated>2010-02-07T00:51:56.689+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Solitude'/><title type='text'>La solitude du soi.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;i style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;C'est tellement difficile de vivre avec soi. Se sentir tellement seul avec soi-même. Enfermé avec ce que l'on est, dans ce que l'on est. Comme un jumeau impossible à dénicher. Se supporter, se voir vivre, se regarder, s'obéir. Essayer de ne pas se trahir. Se mentir. Quel triste destin, d'être seul avec soi-même.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-6263501056867713220?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/6263501056867713220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=6263501056867713220&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/6263501056867713220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/6263501056867713220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/cest-tellement-difficile-de-vivre-avec.html' title='La solitude du soi.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-5385491187042713875</id><published>2010-01-12T19:22:00.005+01:00</published><updated>2010-01-13T10:35:23.245+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Précarité'/><title type='text'>Au secours.</title><content type='html'>Croix rouge. On y achète souvent des fringues à un ou deux euros. Quelques bibelots, des bouquins sur de vieilles étagères et des articles pour bébé, des petits meubles de télé ou des 33 tours au sol. A côté au secours catholique, on s'assoit et on attend son tour; une quinzaine de chaises, les sacs en paille et les sacs Leclerc aux pieds. La vieille dirigeante gueule comme à chaque fois; la deuxième plaint ses bonbons au caramel, elle veut pas en donner à tout le monde. Le vieux Eddy la traite comme à chaque fois de vieille chouette, en pleine gueule - il s'en fout Eddy, il dit les choses comme elles sont, avec une justesse impressionnante. Il fait froid et à travers les fenêtres on voit les gens qui arrivent, ce sont toujours les mêmes. Gueules cassées de la société, gueules crevées. Familles de roms, familles monoparentales, hommes alcooliques désespérés. Des mères et leurs filles, fusionnelles dans la précarité. On prend un ticket et on attend son tour. En attendant, la vieille propose du chocolat chaud et parfois, quelques biscuits, par ci, par là, tout en faisant quelques réflexions sur les comportements du soûlard d'à côté ou en nous disant de parler moins fort. Elle est chiante, la vieille. Désagréable, bordel. C'est un secours catholique, précisons-le. A l'intérieur du secours, il n'y a pas que du secours. Il y a aussi des vieilles aigries et usées d'aider les gens.&lt;br /&gt;Dans la pièce d'à côté, on passe avec nos sacs en plastique et nos cabas. C'est une sorte d'épicerie; plus exactement, une épicerie sociale. C'est pas très grand, ça suffit comme c'est. La nourriture y est rudimentaire mais ça aide toujours pour nos fins de mois difficiles. Là, les femmes se font plus accueillantes. On y prend du lait sur les étagères, des boîtes de conserves, des pâtes ou du riz - il faut souvent choisir entre produits similaires, de la même catégorie. On y prend aussi un ou deux paquets de gâteaux secs, des yaourts, parfois de marque et puis de l'huile, du sucre ou de la farine, des conneries du genre, de la bouffe de base. C'est pas énorme mais c'est déjà pas mal.&lt;br /&gt;Au début j'ai dû la pousser pour qu'on y aille; elle avait honte, putain. Je lui ait dit de dépasser cette honte, qu'on était pas les seules quand même. Elle l'a dépassé, ça allait mieux. C'est vrai que c'est loin d'être glorieux. Et alors? On est tous dans le même bateau, non? Les parias de la société arrivent en renfort, l'après-midi, nous voilà, à coups de voitures, de vélos, de pieds qui se déplacent avec nos faux sourires, notre misère et nos rires qui savent aller haut dans les aigus. Rencontres de gens vivant dans la même ville, des gens différents, mais réunis dans la précarité. Parfois, on en voit de nouveaux, on se dit "mais putain je pensais pas que...", ça a dû être pareils pour nous au début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Noël on prenait tous le bus et on se rendait dans un grand gymnase pour aller chercher ce que l'on appelle "le colis de noël." Un gymnase rempli de pauvres de tous bords, de pleins de villes du canton. On fait la queue et on attend son tour devant la dinde ou le poisson. Il y a même un petit coin pour prendre du café ou du jus d'orange, et plus loin des peluches à un euro, et même des jouets pas chers pour les gosses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restos du coeur, secours catholique, secours populaire. Je me rappellerai toujours du goût des gâteaux espagnols que maman allait chercher lorsque j'étais petite. Très anisés, je les détestais et je les aimais à la fois. C'était mieux que rien et la faim me les rendait atrocement bons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-5385491187042713875?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/5385491187042713875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=5385491187042713875&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/5385491187042713875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/5385491187042713875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/au-secours.html' title='Au secours.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-9077851601069755877</id><published>2010-01-11T20:15:00.017+01:00</published><updated>2010-02-11T22:28:24.576+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Solitude'/><title type='text'>L'immeuble</title><content type='html'>Tous ces gens qui habitent à la même adresse, au même étage, leurs portes d'entrée à quelques centimètres l'une de l'autre. Des claquements, des pas, des allures qui osent à peine se dire bonjour et aurevoir dans la pénombre d'un couloir commun. Le quotidien de ces voisins, ces locataires qui n'osent même pas se regarder en face et qui pourtant vivent à la même adresse au même étage à une porte l'une de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un seul mur les sépare, c'est un vis-à-vis profond, infranchissable: celui de l'indifférence et des à priori. Leur vie est similaire. Leurs habitudes, pareilles. Le chemin de leurs trajets quotidiens est identique. Ils se ressemblent, mais ne se supportent pas dans le regard des uns et des autres. L'image que le voisin renvoie à l'un, ou à l'autre, est trop difficile à regarder, car trop ressemblante à la sienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La proximité est difficile à supporter. Elle en devient insupportable. Ils habitent à la même adresse, au même étage, à une porte de l'autre. Le même quotidien, le même train de vie. C'est insupportable de se reconnaître en son voisin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-9077851601069755877?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/9077851601069755877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=9077851601069755877&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/9077851601069755877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/9077851601069755877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/limmeuble.html' title='L&apos;immeuble'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-1235241370728456734</id><published>2010-01-04T13:48:00.010+01:00</published><updated>2010-02-07T11:51:25.251+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Diktat'/><title type='text'>Souriez, vous êtes filmés.</title><content type='html'>Mangez cinq fruits et légumes par jour. Brossez-vous les dents trois fois par jour - si vous ne pouvez pas le faire au travail en emportant votre brosse à dents mouillée dans votre sacoche ainsi que le tube de dentifrice, prenez une brosse à dent de poche, toute petite, qui saura se faire discrète dans son étui étanche. Peignez-vous les cheveux délicatement avec une brosse en poils de sanglier, préalablement lavés tous les deux jours avec un shampooing traitant adapté à la nature de votre cuir chevelu et vos bulbes pubiens. Ne faites jamais l'impasse sur un après-shampooing riche en beurre de karité et discrètement enrichi en vitamine E ainsi qu'en parabens, fraichement rapportés de la récolte biologique issue des pays émergents. Un masque capillaire ne sera jamais de trop une fois par semaine: Répartissez-le uniformément sur votre masse capillaire et pendant le temps de pause de dix minutes, profitez-en pour vous épiler à la cire chaude orientale au miel et aux fleurs d'acacia. Si vous souffrez de problèmes circulatoires, privilégiez plutôt la cire froide: l'idéal étant tout de même l'épilation en institut qui vous fera retrouver votre peau lisse de bébé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne prenez pas tous les jours la voiture pour éviter les pics de pollution dans les grandes villes; achetez un beau vélo à quelques trois-cent euros et baladez-vous librement dans les rues, vous gagnerez du temps et sentirez vos cheveux frais du lavage de la veille venir caresser votre peau douce et nourrie à l'huile d'argan. Parlons-en de votre peau: Elle a besoin d'un soin quotidien adapté. Vous avez la peau grasse? Malheur! Ne restez pas avec vos points noirs et cette brillance disgracieuse que tous vos collègues de bureau remarqueront au déjeuner à la cafétéria. Achetez un repousse comédons et utilisez une crème régulant le sébum. Ne restez pas avec vos odeurs de transpiration: Des solutions existent. L'aluminium est très bénéfique pour éviter un cancer du sein, réfléchissez-y. Optez pour des sticks à billes; les déos, c'est dépassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous souhaitez acheter une voiture, prenez une 307, elle vous rendra la vie plus belle. Soyez fous, soyez originaux avec une 307. Roulez doucement, mais sachez faire preuve de fermeté et de dynamisme dans votre conduite: votre popularité en dépend. Achetez un GPS, il vous facilitera la vie: vous serez assistés tel que vous en avez besoin. Et vous en avez vraiment besoin. Triez vos déchets, ne faites pas semblant d'être écologique, engagez-vous, jetez vos cartons dans votre petit bac adéquat, prenez le temps, il en va de la santé de notre planète. Vaccinez-vous, le virus de la grippe est mortel, votre santé c'est aussi la santé des autres, protégez votre famille et vos enfants de cette effroyable pandémie mondiale. N'allez pas trop au médecin, le déficit de la sécurité sociale est bien trop profond. Allez-y en dernier recours, si la maladie s'avère très grave et que vous nécessitez l'appel au samu pour vous déplacer. Ne rongez pas vos ongles, c'est disgracieux. Ne touchez pas sans arrêt à vos boutons: utilisez l'eau précieuse, un remède miraculeux transmis de génération en génération, de mère en fille. Faites un frottis tous les trois ans, si vous changez de partenaire sexuel votre risque d'attraper le Papillomavirus augmente fortement. Il existe également un vaccin pour les adolescentes, parlez-en à votre gynécologue qui pourra en même temps vous avertir de la virginité de votre enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Riez, mais ne riez pas trop. Soyez sérieux et assidu au travail. Achetez une montre de qualité et réglez votre réveil tous les soirs. Ce réveil doit comporter, pour être réellement efficace, une radio FM et un hologramme au plafond vous avertissant à toute heure de la nuit, les yeux levés au plafond, de l'heure qu'il est. Achetez une cuvette fantaisiste pour égayer vos selles quotidiennes: Il en existe maintenant de toutes les couleurs et de tous les motifs imaginables. N'utilisez jamais de savon pour votre toilette intime! Des produits existent: par exemple, Roger Cavaillès saura respecter la flore si fragile de votre anatomie intime. Mouchez-vous dans des mouchoirs en papier: les mouchoirs en tissu ne sont pas hygiéniques. Et n'oubliez jamais de vous laver régulièrement les mains: le virus se propage notamment à travers elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêvez, mais ne rêvez pas trop. Dormez huit heures par jour pour vous reposer correctement et mener une vie saine. N'abusez pas de l'alcool, sauf pour vous donner un genre pendant certaines soirées où on appelle toujours cela "Faire la fête". Ne fumez pas: sauf, toujours pour les mêmes raisons, si votre main droite a besoin de lever un quelconque objet afin de vous faire remarquer. Les yeux plissés et l'air mélancolique que vous donnera la cigarette sauront vous attirer bien des amis et pourquoi pas, à la clé, le grand amour de votre vie. Buvez trois litres d'eau par jour, votre corps est composé de 70% d'eau et vos cellules en ont besoin pour pouvoir fonctionner parfaitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrivez un blog: Puisque vous n'avez jamais pu accéder à la célébrité par les moyens habituels (la télévision principalement) internet vous offrira l'opportunité de déployer votre savoir, votre intelligence et votre beauté au monde entier. Soyez facilement méchant et cynique: les gens aiment les gens cons. Connectez-vous à Facebook pour pouvoir raconter à tous vos amis, vos collègues de travail et vos connaissances internet combien votre week-end était monumental, photos à l'appui. Inscrivez-vous sur Twitter, vous pourrez faire de la publicité pour votre blog et pour vous-même, on appelle cela l'auto-promotion. Soyez "in". Achetez un Iphone et adorez écouter de la musique dans un Ipod. Procurez-vous un Netbook afin de pouvoir profiter de votre connexion wifi en toute tranquillité. Suivez les tendances, toutes les tendances. Achetez un écran plat, télévision et ordinateur. Achetez un Nespresso et ne passez plus le balai: Sweefer va changer votre vie. Les frigos américains, c'est le luxe: procurez-vous le luxe. Il est indispensable maintenant d'avoir un lave-vaisselle: n'oubliez jamais que le tartre peut s'y accumuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Payez vos factures. Déclarez votre situation, vos impôts, en toute sincérité: sinon, on vous rattrapera de toute façon. Ne criez pas avec les gens des administrations au téléphone: ils se vengeront en retardant davantage votre dossier. Faites des études. Dépassez le bac + 4, sinon vous n'aurez absolument aucune crédibilité. Faites quelques dons aux clochards dans la rue pour vous rassurer: oui, vous avez un coeur. Psychanalysez-vous, mais pas trop, vous pourriez découvrir des choses que vous ne soupçonniez pas. Ne parlez pas aux gens tristes: pour être heureux, vous avez besoin de vous entourer de gens heureux. Habillez-vous en Maje, tenez votre sac Longchamp bien dans le creux du coude comme les jumelles Olsen: vous vous rapprochez des people, c'est bien, vous allez y arriver. Achetez des ballerines Repetto et chinez dans les fripes, c'est bien vu. Soyez parisiennes, soyez une blogueuse mode influente. Prenez-vous en photo une clope à la bouche en cachant votre visage avec votre main d'un air blasé et colétique, Kate Moss le fait et ça marche. Soyez hype, soyez rock, hype et rock à la fois. Apprenez le langage "in": c'est &lt;i&gt;cheap&lt;/i&gt;, c'est &lt;i&gt;no way&lt;/i&gt;, garants d'un succès incontesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mariez-vous, faites des enfants: mais des enfants seulement si vous avez l'argent, ça coûte cher un enfant. Prenez vos congés, soyez en RTT. Dénichez un CDI pour vous assurer une réelle stabilité et l'autorisation des crédits de votre maison et de vos deux voitures. Soyez performant au travail, la société compte sur vous. Investissez-vous, laissez-y votre peau. Mangez bio. Mangez bien. Ne soyez pas gros. Les gros manquent de volonté, sont fatigués, las et non influents. Soyez une personne qui ne vieillit pas: la chirurgie esthétique fait des miracles. Regardez TF1, la chaîne regorge d'idées pour vous faire sourire. Prenez une mutuelle: les gens beneficiant de la CMU sont forcément des marginaux. Riez devant &lt;i&gt;Bienvenue chez les Chtis&lt;/i&gt; ou devant un spectacle d'Anne Roumanoff. Faites l'amour, ça fait du bien au moral. Ayez du plaisir, soyez quelqun de liberé sexuellement, les sex toys sont un excellent cadeau de découverte de son corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyez tolérants. Ne vous approchez pas des malheureux ou des cas sociaux. Regardez-les à la télé pour rire un peu, mais ne vous en approchez pas. Critiquez le gouvernement, chiez sur Sarkozy, élu pourtant démocratiquement. Riez de tout. Travaillez et lavez-vous correctement avec votre gel douche acheté en pack de trois à Auchan, réduction de 1 euro 35, parfums goyave d'Amérique du Sud et ananas du Pérou, acheté à côté de votre St Morêt et de vos jambons de dinde. Allez chercher le pain, une baguette, s'il vous plaît, bien cuite. Consommez de la viande: nos campagnes sont amplis de bovins et de chevaux prêts à aller à l'abattoir pour votre seul plaisir. Buvez du Coca Cola, c'est bon pour le tube digestif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez raison: soyez heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOURIEZ, vous êtes filmés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-1235241370728456734?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/1235241370728456734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=1235241370728456734&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/1235241370728456734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/1235241370728456734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/souriez-vous-etes-filme.html' title='Souriez, vous êtes filmés.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-3785921900665341720</id><published>2010-01-03T22:22:00.004+01:00</published><updated>2010-02-11T22:31:39.277+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Temps'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Solitude'/><title type='text'>Pas le temps de trouver le temps.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Les gens dans la rue font la gueule. Ils sont pressés. Ils n'ont pas le temps. Le temps presse, les heures les minutes et les secondes n'attendent pas. Quiconque se met sur leur passage en sera éliminé naturellement par la plus belle des indifférences.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Si vous ne vous poussez pas, ils vous esquiveront. Si vous tombez devant eux, ils réussiront par un seul geste, d'une facilité déconcertante, à vous sauter et à vous ignorer, les deux à la fois. Les gens n'ont pas le temps d'accorder du temps aux autres gens. Les gens marchent, courent, affluent; robotisés, froids, taciturnes. Leur pas est rapide, l'allure folle, presque agressive. Le regard impétueux, à la limite de l'arrogance. Les yeux voient droit devant eux, loin devant eux: le monde autour d'eux, tout proche, n'existe pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Les gens marchent de cette façon en une immense nuée, dans les grandes villes et dans les petites villes, dans les grandes avenues, les rues, les impasses les ruelles, les trottoirs, les chaussées et les chemins. Les gens regardent tous dans la même direction mais ne se regardent pas entre eux. Il y a comme une barrière invisible, indestructible, indivisible&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-3785921900665341720?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/3785921900665341720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=3785921900665341720&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/3785921900665341720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/3785921900665341720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/les-gens-dans-la-rue-font-la-gueule.html' title='Pas le temps de trouver le temps.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-5795470802753866369</id><published>2009-12-27T21:37:00.004+01:00</published><updated>2010-02-11T22:28:24.578+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Traditions'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Diktat'/><title type='text'>Noël, l'Eternel</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;Et on continue de fêter Noël. La France ne s'en est toujours pas lassée. La dinde, le foie gras, les huitres, les petits toasts. On continue le simulâcre du bonheur en famille, une fois par an.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-5795470802753866369?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/5795470802753866369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=5795470802753866369&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/5795470802753866369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/5795470802753866369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2009/12/au-marche-du-travail.html' title='Noël, l&apos;Eternel'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-5447784749404476297</id><published>2007-12-06T00:25:00.004+01:00</published><updated>2010-01-13T10:56:29.695+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Précarité'/><title type='text'>Par la petite fenêtre, le petit fenestrou.</title><content type='html'>&lt;div class="CorpsTexte"&gt;Par la petite fenêtre, le petit fenestrou comme on l’appelait à l’époque, j’ai reçu en plein visage, les yeux grands ouverts, la partie sauvegardée de ma première maison – celle où tout a débuté, de ma naissance à mon adolescence. Je ne pensais pas un jour revenir ici. C’etait même improbable. Par je ne sais quelle magie, celle dont on ne comprendra jamais les profonds mécanismes, j’ai pu accéder, à travers donc ce petit fenestrou, à la partie principale de ma vie de petite fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout autour a été refait : nulle trace de notre pauvreté sourde là dedans. Nos années de galère à bouffer des patates et boire de la limonade à Noël pendant que les autres crevaient d’indigestion au foie gras et à la dinde ; ma mère triste, mon père dégueulant l’eau qu’il ingurgitait déjà trop dans une bassine bleue azur posée sur la table de la cuisine. Nulle trace des murs vert gazon qu’il avait peints sous une impulsion incroyable quant au choix de la couleur, la peinture mêlée amoureusement à de l’essence. Nulle trace de nos cris, nos pleurs, nos sourires et nos enfantillages auprès d’une mère aimante et d’un père fou malgré lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les murs étaient desormais blancs, blanc aseptisé mêlé à une sorte de jaune que je devinais – je pense que j’étais la seule à le deviner, ça. Ce jaune pourri qui malgré tout, n’était pas parti. Celui de la crasse et de la misère : la notre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y avait plus de petit salon derrière, vers ce fenestrou ; ce petit salon où nous avions gaiement mis un canapé un jour de mes dix ans, luxe demesuré pour notre pauvre petite richesse. Maman, derrière cette petite porte à carreaux sans verre, s’y deshabillait chaque soir, dans son impudeur la plus naturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cagibi, lui, était curieusement intact: celui où nous mettions toutes nos chaussures, nos conneries entassées, un endroit sombre, sans lumière qui récelait de choses précieuses qu'une petite enfant rêvait de découvrir. Les chaussures compensées à grosses fleurs de maman: je me revois encore les essayer, toute fière en déséquilibre. On l'avait juste repeint: on s'était dit surement que cela restait pratique, malgré tout, alors camouflons juste la saloperie dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de couloir non plus. Ce long couloir bleu electrique qui s’effritait horriblement et qui, en tendant bien l’oreille dessus, nous faisait entendre les Valery à côté. Long couloir où nous jouions au foot mon frère et moi, des heures durant. Long couloir de tous nos jeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers ce fenestrou, j’ai vu l’espace d’un instant notre vie d’avant. On avait conservé l’escalier, l’endroit où etait le chiotte dont la chasse marchait pas et qui abritait un trou à côté. Je foutais toujours un kilo de papier dessus quand je chiais pour ne surtout pas être en contact avec les fesses de mon père.&lt;br /&gt;L’odeur, l’odeur incroyable de cet escalier, du palier du haut, intacte, franche, profonde. Ce palier où on avait foutu un deuxième canapé, ce canapé à moi où j’écrivais mes journaux intimes, rêvassais ou écoutais &lt;i&gt;RTL 2&lt;/i&gt; à fond les ballons. En haut, y avait toujours les tôles en plastique, celles qu’on avait toujours peur qu’elles s’écrasent sur notre tête quand il faisait un orage fracassant ou une pluie folle. Ma chambre, c’était ça : ce canapé pourri et ces tôles ouvertes sur le ciel, mais flou, le ciel : on voyait pas à travers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais quelle magie a fait qu’un jour je revienne dans cette maison, où tout a changé, sauf cet endroit-là, MON endroit à moi, qui m’a fait signe drôlement ce jour-là. Je me suis revue, jouant avec les pots de confitures entassés par mon père près des wc dégueulasses, avec les bouteilles vides d’&lt;i&gt;Oasis&lt;/i&gt; – des dizaines et des dizaines. Moi distribuant des cahiers à mes elèves irréels sur les escaliers. Moi, entrant dans la chambre du haut, notre chambre, unique à nous quatre. Avec mon frère, tous les deux, sur la rampe, nous prenant pour des cascadeurs. Et l’ampoule en haut, toute pourrie qui éclairait les nuits effrayantes. Et mon père qui vidait sa bassine d’eau trente-cinq fois par jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet endroit-là, celui de mon enfance, son odeur mon Dieu, elle est restée. Immortelle. Intemporelle. Melange de fraicheur et d’humidité, de pauvreté et de simplicité. Toute ma vie l’odeur restera, l’image, immortalisée, dans ma mémoire. J’ai voulu quelques temps plus tard faire une photo, mais le flash ne marchait pas correctement ; il en a resulté une photo sombre, presque invisible : c’etait peut-être fait exprès. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y suis revenue deux, trois fois. A chaque fois, je montais sur le tabouret, me mettait au fenestrou, et regardait, reprenait contact avec mon passé. Puis un jour, je n'y suis plus revenue. L'amie de ma mère avait déménagé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-5447784749404476297?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/5447784749404476297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=5447784749404476297&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/5447784749404476297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/5447784749404476297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2010/01/par-la-petite-fenetre-le-petit.html' title='Par la petite fenêtre, le petit fenestrou.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8445737110609365756.post-2748701323458083877</id><published>2007-11-16T21:55:00.004+01:00</published><updated>2010-01-13T10:59:36.708+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychiatrie'/><title type='text'>Bonjour, j'ai rendez-vous.</title><content type='html'>Il y a d'abord la porte. Sonner, attendre qu'on m'ouvre. "Bonjour, j'ai rendez-vous". Monter l'escalier, deux étages, trois étages, à en tourner. La petite salle d'attente avec la fausse vitre d'où on peut-être observé. Je sais. La moquette jaune moutarde dégueulasse, les &lt;i&gt;Top Santé&lt;/i&gt; dispersés sur la petite table basse bon marché. L'enceinte qui pète le son tout en haut du mur, qui déverse un semblant de chaleur humaine dans cette atmosphère on ne peut plus sinistre. Le troisième étage n'est pas comme les autres. Inchangé. Intemporel. La vieille tapisserie des années 70 y traine toujours, avec ses affreuses fleurs venimeuses qui degueulent leur bleu jaune. Et puis j'attends. Je fais semblant d'être là parce qu'il le faut. J'entends la petite porte du haut s'ouvrir, je fais comme si je n'avais pas entendu. Les mêmes gestes, les mêmes pensées. Reposer le bouquin que je parcourais sans comprendre les mots, obstruée par mes pensées, mes doutes. Lever la tête, dévisager celui ou celle avant moi, qui a toujours une tête monstrueuse - la même que la mienne. Et puis il arrive, avec son air faussement pincé, ses lunettes cerclées de plastique cher, son air de petit chef psychorigide. Il faut le suivre, alors je le suis; et encore une fois, la tapisserie me dégueule à la gueule son chagrin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8445737110609365756-2748701323458083877?l=temoinfeminin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/feeds/2748701323458083877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8445737110609365756&amp;postID=2748701323458083877&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/2748701323458083877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8445737110609365756/posts/default/2748701323458083877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://temoinfeminin.blogspot.com/2007/11/il-y-dabord-la-porte.html' title='Bonjour, j&apos;ai rendez-vous.'/><author><name>TEMOIN FEMININ</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03675944335595665875</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EvaoPknN3Qs/S0tWQvgvcAI/AAAAAAAAARg/TVWAg9C4FKE/S220/5700.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
